Radio le matin, playlist personnalisée sur le trajet du soir, puis un festival entre amis le week-end : la musique reste l’un des loisirs les plus partagés par les Français. Mais la façon d’y accéder a profondément changé. Entre la radio qui reste le premier prescripteur de découvertes, la montée en puissance du streaming et le retour en force des concerts en plein air, voici ce que révèlent les dernières données sur les habitudes musicales des Français.
La radio, toujours en tête pour la découverte
Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas le streaming qui reste le principal canal de découverte musicale en France : 54 % des Français découvrent de nouveaux titres ou artistes via la radio, soit près du double du bouche-à-oreille (27 %). Les plateformes comme Spotify (22 %) et les réseaux sociaux (17 %) jouent un rôle complémentaire plutôt que central. Sans surprise, le clivage générationnel est marqué : les baby-boomers et la génération X plébiscitent largement la radio, tandis que la génération Z s’en détourne nettement au profit du streaming et des réseaux sociaux.
Le streaming, un marché installé mais pas hégémonique
Le streaming musical n’en reste pas moins un pilier de l’écoute quotidienne : environ 16 millions de comptes payants sont recensés en France, soit près d’un quart de la population. Les auditeurs abonnés consacrent en moyenne une vingtaine d’heures par semaine à l’écoute en streaming. À l’échelle mondiale, ces plateformes génèrent désormais la très grande majorité des revenus de l’industrie musicale, confirmant un basculement du modèle économique amorcé depuis une décennie, entre usages numériques et nouvelles pratiques de consommation culturelle.
Les festivals retrouvent leur public
Sur le terrain, la musique vivante conserve une place à part : près d’un Français sur quatre (24 %) assiste chaque année à un festival de musique, et 18 % participent à la Fête de la Musique. L’âge moyen des festivaliers avoisine 45 ans, mais la part des jeunes générations reste notable, avec environ trois participants sur dix issus de la génération Y ou Z, contre moins d’un sur cinq chez les baby-boomers. Ce public de passionnés se distingue aussi par un mode de vie social affirmé : sorties entre amis, bars tendance, restaurants, autant d’habitudes qui en font une cible privilégiée pour les événements culturels et les activités de loisirs en général.
Un paysage musical à trois vitesses
Radio, streaming et scène : ces trois usages ne s’opposent plus, ils se combinent selon les moments de la journée et les générations. La radio garde son rôle de prescripteur de masse, le streaming s’impose comme le mode d’écoute individuel dominant, et le concert reste l’expérience collective par excellence. Cette complémentarité explique en partie pourquoi l’offre divertissement autour de la musique continue de se diversifier, entre contenus audio à la demande et événements en présentiel.
- Radio : 54 % des découvertes musicales, canal numéro un toutes générations confondues
- Streaming : environ 16 millions d’abonnés payants en France, ~20 heures d’écoute hebdomadaire
- Festivals : 24 % des Français y assistent chaque année, âge moyen 45 ans
Questions fréquentes
Le streaming a-t-il remplacé la radio en France ?
Non : la radio reste le premier canal de découverte musicale, loin devant le streaming et les réseaux sociaux, même si les usages varient fortement selon l’âge des auditeurs.
Combien de Français sont abonnés à un service de streaming musical payant ?
Environ 16 millions de comptes payants sont recensés en France, ce qui représente près d’un quart de la population.
Les festivals de musique attirent-ils toujours autant de public ?
Oui : près d’un Français sur quatre assiste chaque année à un festival de musique, avec une participation notable des jeunes générations aux côtés d’un public plus âgé.
Sources
- Kantar Media – Habitudes musicales des Français en 2026
- Les Makers – Statistiques du streaming musical
- Euronews – Fête de la Musique 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
