Pangolin et lémurien dans un habitat forestier, espèces menacées d'extinction

Espèces menacées : DiCaprio et Bezos lancent un fonds de 200 millions de dollars pour leur sauvetage

Un fonds philanthropique de 200 millions de dollars vient d’être lancé pour tenter de sauver une centaine d’espèces animales et végétales menacées d’extinction. Baptisé Phoenix Species Project, ce programme réunit l’acteur Leonardo DiCaprio, via son organisation Re:wild, et le Bezos Earth Fund, la fondation environnementale de Jeff Bezos et Lauren Sánchez Bezos. Annoncée le 4 août 2026, l’initiative est présentée par ses fondateurs comme le plus important engagement financier jamais consacré exclusivement au sauvetage d’espèces en danger critique.

Un financement partagé à parts égales

Le montage financier repose sur un partage strict : 100 millions de dollars proviennent du Bezos Earth Fund, et les 100 millions restants sont réunis par Re:wild, avec le soutien de Leonardo DiCaprio lui-même, ainsi que des fondations Age of Union et Todd Graves Family Foundation. Ce choix d’un financement à parts égales entre une grande fondation environnementale et un réseau associatif de conservation illustre une tendance récente : mutualiser les moyens plutôt que multiplier les petites subventions dispersées.

Cent espèces, trente pays

Le programme cible cent espèces considérées comme en danger critique d’extinction, réparties dans une trentaine de pays. La liste, surnommée « Phoenix 100 », couvre un éventail large du vivant : mammifères, oiseaux, reptiles, poissons, amphibiens, invertébrés et plantes. Parmi les espèces citées figurent des lémuriens, des salamandres, des pangolins, des cochons sauvages et des échidnés. Cette diversité taxonomique tranche avec la plupart des grands programmes de conservation, souvent concentrés sur quelques espèces emblématiques comme les grands félins ou les éléphants.

  • Restauration d’habitats naturels dégradés
  • Programmes d’élevage conservatoire
  • Gestion des maladies menaçant certaines populations isolées
  • Opérations de réintroduction dans le milieu naturel

Ce sont des interventions de long terme, qui se comptent en années plutôt qu’en mois, financées par un engagement pluriannuel plutôt que par une subvention ponctuelle.

Une genèse qui remonte à 2021

Le projet n’est pas né du jour au lendemain. Il trouve son origine dans une rencontre en 2021 entre Leonardo DiCaprio, le Dr Wes Sechrest, cofondateur et scientifique en chef de Re:wild, ainsi que Jeff Bezos et Lauren Sánchez Bezos. Les quatre partenaires avaient alors évoqué la nécessité d’augmenter significativement les investissements dédiés à la sauvegarde des espèces les plus vulnérables, un secteur historiquement sous-financé par rapport à d’autres causes environnementales comme le climat.

Pourquoi ce type de financement compte

Les organisations spécialisées en conservation de la biodiversité rappellent régulièrement que la majorité des espèces en danger critique ne disparaissent pas faute de solutions scientifiques connues, mais faute de moyens financiers suffisants et stables dans la durée. Un fonds de cette ampleur, engagé sur plusieurs années plutôt que sur un seul exercice budgétaire, permet aux équipes de terrain de planifier des programmes de reproduction ou de restauration d’habitat sur le temps long nécessaire à la reconstitution d’une population viable.

Pour le grand public, cette actualité illustre aussi un changement d’échelle dans la philanthropie environnementale : les grandes fortunes issues de la tech ou du divertissement orientent une part croissante de leurs dons vers la biodiversité, aux côtés des causes plus classiques que sont le climat ou la santé.

Questions fréquentes

Qui finance le Phoenix Species Project ?

Le fonds est financé à parts égales par le Bezos Earth Fund (100 millions de dollars) et par Re:wild, l’organisation cofondée par Leonardo DiCaprio, avec le soutien des fondations Age of Union et Todd Graves Family Foundation.

Combien d’espèces sont concernées ?

Cent espèces animales et végétales considérées en danger critique d’extinction, réparties dans une trentaine de pays et regroupant mammifères, oiseaux, reptiles, poissons, amphibiens, invertébrés et plantes.

À quoi va servir concrètement cet argent ?

Le fonds doit financer la restauration d’habitats naturels, des programmes d’élevage conservatoire, la gestion sanitaire des populations menacées et des opérations de réintroduction dans leur milieu d’origine.

Sources

ABC News
The Hollywood Reporter
Fortune

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