Ils n’avaient plus rejoint la liste des oiseaux protégés depuis 2009. Le grand tétras et le lagopède alpin, deux emblèmes des sommets français, viennent d’être classés parmi les espèces protégées en France par un arrêté publié ce mardi au Journal officiel. Ces deux oiseaux de montagne deviennent officiellement non-chassables, et leurs nids comme leurs habitats bénéficient désormais d’une protection renforcée.
La mesure concrétise une proposition portée depuis plusieurs mois par le ministère de la Transition écologique, alertée par les associations de protection de la nature sur l’effondrement des populations de ces deux espèces montagnardes. Elle s’inscrit dans l’actualité plus large de la biodiversité française, où plusieurs dossiers de sauvegarde d’espèces menacées progressent en parallèle cette année.
Une protection inédite depuis 2009
Selon les informations disponibles, aucune nouvelle espèce d’oiseau n’avait été ajoutée à la liste des espèces bénéficiant d’une protection renforcée en France depuis 2009. Le lagopède alpin et le grand tétras rejoignent désormais l’article 3 de l’arrêté fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire national. Concrètement, leur chasse est désormais interdite, tout comme la destruction ou la perturbation intentionnelle de leurs nids, de leurs œufs et de leurs habitats de reproduction. Cette décision fait suite à une proposition officielle du ministère, saluée par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) comme une avancée historique pour la faune de montagne.
Le grand tétras, en déclin depuis six décennies
Le grand tétras est le plus gros oiseau sauvage d’Europe. En France, il se maintient dans les Pyrénées, le Jura, les Vosges et quelques autres massifs, mais ses effectifs y ont chuté de près de 80 % depuis 1960 dans les Pyrénées, où le déclin est qualifié de spectaculaire par les spécialistes. Ce recul rappelle, à une autre échelle, les efforts engagés récemment pour d’autres espèces françaises menacées, comme la réintroduction inédite du vison d’Europe en milieu naturel. Dans les deux cas, la disparition progressive des habitats naturels est identifiée comme la cause principale du déclin.
Le lagopède alpin, sentinelle fragile des sommets
Le lagopède alpin ne subsiste en France que dans les Alpes et les Pyrénées, sous forme de populations isolées et fragiles. Son aire de présence a fortement régressé depuis le milieu du XXe siècle, au point de disparaître de nombreuses communes de montagne. Ce petit gallinacé blanc l’hiver est particulièrement sensible aux variations de son environnement, ce qui en fait un indicateur précoce des bouleversements en cours sur les massifs français. La mobilisation de moyens pour ce type d’espèce fait écho à d’autres initiatives de protection animale conduites à plus grande échelle, comme le fonds international de 200 millions de dollars annoncé récemment pour sauver une centaine d’espèces menacées dans le monde.
Le réchauffement climatique, menace commune
Pour ces deux oiseaux de montagne, le réchauffement climatique agit comme un facteur aggravant : il réduit et déplace vers l’altitude les zones favorables à leur reproduction, tout en fragmentant davantage leurs habitats. S’y ajoutent la pression touristique croissante en montagne et la multiplication des aménagements (pistes, remontées mécaniques, infrastructures). Ce contexte rejoint les constats dressés cet été, alors que la France a connu son été le plus chaud jamais enregistré, avec des conséquences directes sur les écosystèmes de montagne. Le nouveau statut protégé s’accompagne d’ailleurs d’orientations qui recoupent celles du plan gouvernemental de protection animale engagé cette année.
- Deux premières espèces d’oiseaux ajoutées à la liste protégée depuis 2009
- Chasse interdite et nids/habitats protégés dès l’entrée en vigueur de l’arrêté
- Grand tétras : -80 % d’effectifs dans les Pyrénées depuis 1960
- Lagopède alpin : présent uniquement dans les Alpes et les Pyrénées, en forte régression
- Réchauffement climatique et fréquentation touristique identifiés comme causes majeures
Questions fréquentes
Pourquoi le grand tétras et le lagopède alpin viennent-ils d’être classés espèces protégées ?
Leurs populations ont fortement décliné depuis plusieurs décennies en France, notamment sous l’effet du réchauffement climatique et de la fragmentation de leurs habitats de montagne. Le ministère de la Transition écologique a proposé leur classement pour stopper cette érosion.
Qu’est-ce que ce statut change concrètement ?
Les deux espèces deviennent non-chassables sur tout le territoire, et leurs nids, œufs et habitats de reproduction bénéficient d’une protection renforcée au titre de l’article 3 de l’arrêté sur les oiseaux protégés.
Où vivent encore ces deux oiseaux en France ?
Le grand tétras se maintient dans les Pyrénées, le Jura, les Vosges et quelques autres massifs. Le lagopède alpin, lui, ne subsiste que dans les Alpes et les Pyrénées, sous forme de populations isolées.
Sources
LPO — Une avancée historique pour le lagopède alpin et le grand tétras
DH Les Sports+ — Ces deux espèces d’oiseaux sont désormais classées comme protégées en France
Paris Match Belgique — Ces deux oiseaux menacés classés espèces protégées
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
