Le rachat de la Plenitude Arena par le géant américain du spectacle vivant Live Nation est désormais officiel. Finalisée fin septembre 2026, l’opération fait entrer l’Américain dans le capital de la plus grande salle couverte d’Europe et lui offre sa toute première salle en propre sur le sol français.
Une salle emblématique change de mains
Inaugurée en 2017 à Nanterre sous le nom d’U Arena, puis rebaptisée Paris La Défense Arena, l’enceinte porte depuis juillet 2026 le nom de Plenitude Arena, à la faveur d’un partenariat avec l’énergéticien italien Eni. Avec une capacité maximale de 45 000 places, elle a accueilli aussi bien les Rolling Stones, Kendrick Lamar et Taylor Swift que les épreuves de natation et de water-polo des Jeux olympiques de Paris 2024. L’accord a été conclu avec Ovalto, la holding de l’homme d’affaires Jacky Lorenzetti, à l’origine du projet et jusqu’ici propriétaire du site.
Un feu vert obtenu grâce à un changement de seuils réglementaires
L’opération, annoncée dès janvier 2026, avait pourtant suscité des réserves. Live Nation avait notifié son projet à l’Autorité de la concurrence le 23 juin 2026, qui n’excluait pas un risque d’atteinte à la concurrence, en particulier un verrouillage de l’accès à la salle au détriment des organisateurs concurrents. Mais un relèvement des seuils de contrôle des concentrations, entré en vigueur le 1er septembre 2026 (article L. 430-2 du code de commerce), a fait sortir l’opération du champ du contrôle obligatoire. Live Nation a alors retiré sa notification, et l’Autorité a constaté qu’elle n’avait plus à se prononcer sur le dossier.
Ce que ce rachat change concrètement
Live Nation annonce vouloir investir pour moderniser les équipements de la salle, améliorer le confort du public et des artistes, et multiplier les dates disponibles. Pour l’industrie musicale française, où les concerts et festivals sont devenus la première source de revenus des artistes, l’arrivée d’un acteur aussi intégré verticalement (production, billetterie, gestion de salle) soulève aussi des questions :
- Davantage de dates et une programmation internationale renforcée, Live Nation disposant d’un réseau mondial d’artistes.
- Un risque de concentration du marché, un même groupe contrôlant désormais salle, billetterie et production de tournées.
- Une salle plus attractive pour les très grandes tournées, au risque de fragiliser les salles concurrentes de taille comparable en Île-de-France.
Ce mouvement s’inscrit dans une évolution plus large des habitudes de consommation musicale des Français, où le spectacle vivant pèse désormais autant que les supports enregistrés, qu’il s’agisse du streaming ou du retour en grâce des formats physiques comme le vinyle.
Questions fréquentes
Qui a vendu la Plenitude Arena à Live Nation ?
La salle appartenait à Ovalto, la société holding de l’homme d’affaires Jacky Lorenzetti, qui avait initié et financé sa construction à Nanterre.
Pourquoi l’Autorité de la concurrence n’a-t-elle pas examiné le rachat ?
Un relèvement des seuils de contrôle des concentrations, applicable depuis le 1er septembre 2026, a fait sortir l’opération du champ du contrôle obligatoire, alors même que l’Autorité n’avait pas écarté un risque pour la concurrence lors de son instruction initiale.
Quels artistes ont déjà joué dans cette salle ?
Depuis son ouverture en 2017, l’arène a accueilli notamment les Rolling Stones, Kendrick Lamar, Taylor Swift et Céline Dion, ainsi que des épreuves des Jeux olympiques de Paris 2024.
Sources
RTBF —
France 24 —
Autorité de la concurrence
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
