Bateau de plongeurs-démineurs de la Marine nationale en intervention au large d'une côte rocheuse

Un obus de la Seconde Guerre mondiale remonté par un chalutier au large de Dieppe

Un obus allemand de la Seconde Guerre mondiale a été remonté par un navire de pêche dans ses filets au large de Dieppe, en Seine-Maritime. L’engin, resté immergé depuis plus de huit décennies, a mobilisé une équipe de plongeurs-démineurs venue spécialement de la Manche pour le neutraliser en pleine mer.

Une découverte inattendue au petit matin

C’est en pleine matinée qu’un capitaine de navire de pêche a signalé au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez la présence d’une munition historique remontée dans son chalut. La scène se déroule au large de Dieppe, sur une portion de la Manche où les traces du second conflit mondial affleurent encore régulièrement, entre épaves et vestiges de mines marines.

L’engin identifié est un obus allemand datant de la Seconde Guerre mondiale, mesurant 38 centimètres de longueur pour 10,5 centimètres de diamètre. Ce type de découverte, bien que spectaculaire pour l’équipage, reste encadré par des procédures maritimes strictes destinées à écarter tout risque pour les navires environnants.

Une intervention coordonnée en pleine mer

Face à ce signalement, le groupe des plongeurs-démineurs (GPD) de la Manche a été mobilisé. L’équipe, alors engagée sur une autre opération à Oye-Plage, dans le Pas-de-Calais, a rejoint le secteur de Dieppe dès que possible. Sur place, la vedette côtière de surveillance maritime Yser, de la gendarmerie maritime, a assuré le transbordement de quatre plongeurs-démineurs depuis le port de Dieppe jusqu’au navire de pêche resté en attente au large.

  • Signalement matinal au CROSS Gris-Nez par l’équipage du chalutier
  • Mobilisation du groupe des plongeurs-démineurs de la Manche
  • Transfert de quatre démineurs via la vedette Yser
  • Récupération de l’obus et immersion en zone sécurisée
  • Neutralisation de la munition à 13h25

Un avis urgent à la navigation (AVURNAV) a par ailleurs été diffusé afin de faire dégager la zone maritime concernée le temps de l’opération, une précaution systématique lors de ce type d’intervention en mer ouverte.

Un littoral encore marqué par l’histoire

La côte normande conserve de nombreuses traces de la Seconde Guerre mondiale, entre plages du Débarquement et fonds marins parsemés d’engins explosifs oubliés depuis les combats. Les plongeurs-démineurs de la Marine nationale interviennent ainsi plusieurs fois par an sur ce type de découverte, réalisée le plus souvent par des pêcheurs professionnels lors du chalutage. Chaque opération suit un protocole identique : sécurisation du périmètre, évaluation du risque, puis neutralisation contrôlée, généralement par immersion en zone dégagée avant destruction.

Cet épisode rappelle que le patrimoine de la Manche reste, quatre-vingts ans après la guerre, un espace de vigilance constante pour les autorités maritimes comme pour les professionnels de la pêche qui sillonnent quotidiennement ces eaux.

Questions fréquentes

Où l’obus a-t-il été découvert ?

La munition a été remontée dans les filets d’un navire de pêche au large de Dieppe, en Seine-Maritime, sur la côte normande de la Manche.

Qui a neutralisé l’obus allemand ?

L’opération a été menée par le groupe des plongeurs-démineurs de la Manche, appuyé par la vedette côtière de surveillance maritime Yser de la gendarmerie maritime.

Ce type de découverte est-il fréquent en Normandie ?

Oui, les fonds marins de la Manche conservent encore de nombreux engins explosifs datant de la Seconde Guerre mondiale, régulièrement remontés par les chalutiers et neutralisés par les équipes spécialisées de la Marine nationale.

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Sources

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